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Documentation · Sécurité

Détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone

Deux appareils, deux dangers différents, deux emplacements différents. L'un est obligatoire dans tous les logements, l'autre ne l'est pas mais devient indispensable dès qu'un appareil à combustion est installé.

Le détecteur de fumée (DAAF) : obligatoire

Depuis le 8 mars 2015, tout logement doit être équipé d'au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée. La règle de répartition est simple :

  • Le propriétaire fournit et installe le détecteur (ou en rembourse l'achat au locataire selon les cas), et s'assure de son bon fonctionnement à chaque changement de locataire.
  • L'occupant entretient l'appareil : test régulier, remplacement des piles, dépoussiérage.

L'appareil doit être conforme à la norme NF EN 14604 et porter le marquage CE. Le marquage NF apporte une garantie supplémentaire sur la puissance sonore et la durabilité.

Un point souvent mal compris : l'absence de détecteur ne permet pas à un assureur de refuser sa garantie en cas de sinistre. La vraie raison d'en installer un n'est donc pas l'assurance, mais le fait que la majorité des incendies mortels se déclarent la nuit, quand les occupants dorment : c'est l'alarme qui réveille, pas les flammes.

Où le poser

  • Au plafond, au centre de la pièce si possible, à distance des murs et des angles.
  • Dans les circulations desservant les chambres : c'est le chemin d'évacuation à protéger en priorité.
  • Sur chaque niveau pour une maison à étages.
  • Pas dans la cuisine ni dans la salle de bains : la vapeur et les fumées de cuisson déclenchent des alarmes intempestives, et une alarme qui crie pour rien finit débranchée.

Le détecteur de monoxyde de carbone : fortement conseillé

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz incolore, inodore et mortel, produit par une combustion incomplète. Il n'est pas détecté par un détecteur de fumée, qui repère les particules et non les gaz. Un appareil dédié, conforme à la norme NF EN 50291, est vivement recommandé dès lors qu'un appareil à combustion est présent : chaudière gaz ou fioul, poêle, insert, cheminée, chauffe-eau à gaz, chauffage d'appoint à pétrole.

Il n'est pas imposé par la loi dans les logements privés, mais c'est un équipement peu coûteux face à un risque qui provoque chaque année en France des milliers d'intoxications et des décès évitables.

Où le poser

  • Dans la pièce contenant l'appareil à combustion, à quelques mètres de celui-ci.
  • À hauteur de respiration ou selon la notice du fabricant : le CO a une densité proche de celle de l'air et ne s'accumule pas au plafond comme la fumée.
  • Éventuellement un second appareil à proximité des chambres.
  • Pas juste au-dessus d'un appareil, ni dans un endroit humide ou poussiéreux.

Si l'alarme CO se déclenche

Ouvrez les fenêtres, arrêtez les appareils à combustion, faites sortir tout le monde du logement et appelez les secours (18 ou 112). Ne réintégrez pas les lieux avant l'intervention d'un professionnel. Maux de tête, nausées et fatigue inexpliquée touchant plusieurs personnes du foyer en même temps doivent alerter, même sans alarme.

Prévenir plutôt que détecter

Un détecteur est un filet de sécurité, pas une solution. La prévention, c'est :

  • L'entretien annuel des appareils de chauffage par un professionnel, avec contrôle de la combustion et des évacuations.
  • Le ramonage des conduits, une à deux fois par an selon le combustible et la réglementation locale.
  • Des entrées d'air et une ventilation jamais obstruées, même en hiver : un logement calfeutré est un logement à risque.
  • Aucun groupe électrogène ni brasero à l'intérieur, jamais.

L'entretien de votre chaudière et le ramonage de votre insert font partie de nos prestations : voir la page Entretien.

Une panne, un projet, une question ?

Le plus simple reste le téléphone : vous décrivez le problème, nous vous disons tout de suite si nous pouvons intervenir et sous quel délai.

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